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Ce matin, sur le port de Port-Louis, les échanges avec les marins-pêcheurs ont été francs — comme toujours avec les gens de mer.
Trois sujets reviennent avec force : l’invasion des sargasses qui abîme les moteurs et éloigne la ressource, le coût du carburant qui étrangle les sorties, et la relève — comment donner envie aux jeunes de reprendre un métier exigeant mais essentiel à notre autonomie alimentaire.
Pour avoir porté la politique de la mer au niveau national, je le sais : la pêche guadeloupéenne ne demande pas d’assistance, elle demande des règles adaptées à la réalité de l’archipel. Une pêche insulaire ne se régule pas comme une flotte industrielle de l’Hexagone.
Merci aux professionnels pour leur accueil et leur parler-vrai. Je reviendrai avec des réponses concrètes, pas avec des formulaires supplémentaires.